Cuisine et Jardin

Ma trépidante vie de maman au foyer

La Mort Nomade, de Ian Manook 9 septembre 2017

Filed under: Coin lecture — Grande Schtroumpfette @ 15:22

J’avais déjà lu Yeruldegger et Les Temps Sauvages, je n’ai donc pas résisté à la sortie du troisième livre de cette série écrite par Ian Manook : La Mort Nomade

Je me souviens avoir trouvé les deux premiers tomes, en particulier le premier, un peu trop violents. Alors soit je me suis fait au style, soit juste après « Les Bienveillantes » plus rien ne paraît brutal ou pervers, mais j’ai trouvé ce troisième opus tout à fait raisonnable en termes d’hémoglobine répandue.

On continue de suivre Yeruldegger, le flic mongol, qui est en fait un ex-flic maintenant, en retraite spirituelle dans sa yourte au fin fond de la steppe. Mais sa réputation le poursuit et il est bientôt rejoint par plusieurs personnes qui lui demandent de l’aide.

J’ai bien aimé retrouver cet univers si spécial même si l’intrigue de fond est un peu démoralisante quant à l’avenir de la planète…

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Les Bienveillantes, de Jonathan Littell 8 septembre 2017

Filed under: Coin lecture — Grande Schtroumpfette @ 08:05

J’ai lu Les Bienveillantes de Jonathan Littell sur les conseils de mon beau-frère.

Tout d’abord, pour poser le décor rapidement : c’est un roman (ce qui est bien précisé sur la couverture) qui retrace le parcours d’un officier SS durant la Deuxième Guerre. Le livre est écrit à la première personne.

Et je suis très mitigée sur le fond… Je ne sais pas trop par où commencer.

Par contre, je suis catégorique sur la forme : il faut vraiment s’accrocher. L’édition que j’ai lue comporte près de 900 pages avec une police petite (ça n’est pas le problème) d’un texte extrêmement dense visuellement avec des paragraphes qui font plusieurs pages. Même les dialogues sont intégrés dans les pavés entre des guillemets sans retour à la ligne. J’aurais de loin préféré deux volumes et un texte plus aéré. Au moins, on en a pour notre argent et le papier n’est pas gaspillé…

Quant au contenu, je crois que ce qui m’a dérangée c’est que ce livre ressemble fortement à une autobiographie, tant par le choix de la première personne, que par les descriptions interminables de certains faits. Je regrette que l’auteur ne parle à aucun moment de ses sources (par ailleurs très complètes), ça aurait pu être fait en préface ou postface. Ce qui accentue mon malaise par rapport à mon sentiment d’avoir affaire à un usurpateur. Peut-être que cette sensation d’illégitimité de l’auteur a également été renforcée par certains passages plus ennuyeux à lire qu’un documentaire.

J’ai pourtant bien aimé le début, mais plus la lecture avançait, plus je me demandais ce qui me poussait à vouloir terminer ce roman.

Je ne parlerai même pas des 100 dernières pages qui ne sont finalement qu’une longue suite de fantasmes graveleux dont je n’ai pas bien compris l’utilité. D’autant que j’avais déjà été très bien servie par les nombreux passages relatifs à la part délinquante sexuelle du narrateur.

Quelques dates, de temps à autre dans le récit, n’auraient par ailleurs rien gâché pour comprendre un peu mieux le contexte.

Et j’ai trouvé les quelques mots d’allemand disséminés ci et là (hormis les grades et noms techniques) franchement déplacés, comme dans «la circulation des véhicules est verboten». Je ne vois pas ce que ça apporte et si on ne parle pas allemand, ça doit être énervant.

J’ai malgré tout apprécié certains points de vue développés par le narrateur ou ses interlocuteurs.

Par contre, je ne suis pas d’accord avec la comparaison qui est faite en quatrième de couverture avec Vie et Destin de Vassili Grossman. Les points communs se retrouvent dans l’épaisseur du livre et le sujet traité. Pour ma part, ça s’arrête là.

Après avoir emprunté le livre, j’ai vu qu’il avait reçu le Prix Goncourt et le Prix du Roman de l’Académie française. Décidément, ça confirme une fois encore que je n’apprécie pas les mêmes lectures que les professionnels de la branche…

Bref, un livre aussi lourd à lire sur le fond que sur la forme.

 

Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steack haché, de David Safier 7 septembre 2017

Filed under: Coin lecture — Grande Schtroumpfette @ 14:23

Me revoilà après des dernières semaines bien chargées entre le retour de vacances et la rentrée dans la foulée, puis mes 40 ans et enfin le mariage de mon frère à Berlin !

Avant de partager des photos de Russie, de Berlin ou encore du gâteau de mes 40 ans, voici un petit conseil de lecture : Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steack haché de David Safier.

Dans la même veine que Maudit Karma ou Sors de ce corps, William !, on suit les aventures rocambolesques d’une vache qui veut échapper à l’abattoir.

Un livre parfait pour passer un bon moment sans prise de tête !

 

La Chemise, d’Evguéni Grichkovets 14 août 2017

Filed under: Coin lecture — Grande Schtroumpfette @ 07:55

Je reviens de vacances avec plein de belles photos à partager (du moins, je pense que sur les 1500 certaines doivent valoir le coup…). Mais je vais devoir attendre au moins trois semaines avant que mon emploi du temps ne me laisse le temps de les trier.

Juste avant de partir à Moscou, j’ai lu La Chemise d’Evguéni Grichkovets.

J’ai trouvé ce livre très authentique, reflétant bien l’état d’esprit russe pour ce que j’en connais. L’histoire est tout simplement celle d’un homme qui part le matin de chez lui et est obsédé par sa nouvelle flamme et l’état de sa chemise au cas où il aurait l’occasion de voir cette femme.

Et j’ai repensé à ce livre coincée dans les embouteillages moscovites tellement bien décrits !

 

La Vengeance du wombat et autres histoires du bush, de Kenneth Cook 26 juillet 2017

Filed under: Coin lecture — Grande Schtroumpfette @ 15:49

Décidément, j’ai de la peine à tenir ma résolution de garder le blog un peu animé malgré les vacances…

Heureusement que j’ai par contre toujours le temps de lire ! Et cette semaine, j’ai tout particulièrement savouré La Vengeance du wombat et autres histoires du bush de Kenneth Cook.

Ce n’est qu’une demi-surprise puisque j’avais déjà adoré Le Koala tueur et autres histoires du bush du même auteur.

On retrouve à nouveau dans ce petit recueil toute une série d’aventures loufoques et irrésistibles qui arrivent à cet écrivain australien.

Et, encore une fois, l’excellente traduction met vraiment en valeur ces nouvelles.

 

La Chute de Berlin, d’Anthony Beevor 1 juillet 2017

Filed under: Coin lecture — Grande Schtroumpfette @ 21:53

C’est presque par hasard que j’ai lu La Chute de Berlin. Mais si je suis tombée dessus par hasard, je suis tout de même intéressée par le sujet (de façon générale et puisqu’on va bientôt à Berlin) et je savais à quoi m’attendre en ayant déjà lu Stalingrad.

Anthony Beevor commence le récit en janvier 1945 au moment où les Russes lancent leur grande offensive sur le front de l’est, et entrent ensuite au pas de charge sur le territoire du Reich, avec tout l’esprit de vengeance qu’on peut imaginer après les crimes perpétrés par les Nazis contre les Untermenschen slaves. Le récit se termine avec la prise de Berlin début mai 1945.

On se rend compte que, comme on peut se l’imaginer, les généraux et autres maréchaux sont souvent assez déconnectés de la réalité du terrain et que la jalousie et la rivalité, entretenues tant par Hitler que Staline, ont poussé à bien des massacres inutiles.

Bien que l’auteur, ancien militaire, détaille beaucoup les mouvements de troupe (qui m’échappent assez souvent il faut avouer), le livre se laisse lire presque aussi facilement qu’un roman.

Le moins qu’on puisse dire est que cet ouvrage est extrêmement bien documenté. Je n’ose pas imaginer le travail que la rédaction d’un tel livre demande…

Les premières pages comportent des explications pour mieux comprendre le fonctionnement des différentes armées. Les dernières regroupent les références (dont j’ai appréciée qu’elles ne soient pas notées en bas de page), les bibliographies et autres informations utiles.

Anthony Beevor a écrit plusieurs autres livres sur les grandes batailles de la Seconde Guerre et si on s’y intéresse, je pense que c’est un très bon moyen de lire à ce sujet.

 

La Fille de Brooklyn, de Guillaume Musso 22 juin 2017

Filed under: Coin lecture — Grande Schtroumpfette @ 09:43

Je n’avais encore jamais lu Guillaume Musso, mais j’ai réparé cet oubli en découvrant La Fille de Brooklyn sur les conseils de Lilou.

J’ai bien aimé le roman en soi. J’ai trouvé l’intrigue bien menée, jusqu’au bout, alors qu’on croit déjà être au bout avant.

Peut-être pas un gros coup de coeur pour cet auteur, mais j’en lirais volontiers un ou deux autres tout de même à l’occasion.

Du côté des bémols, j’ai un peu eu la désagréable sensation d’une certaine volonté de remplissage pour justifier la version brochée avec des marges très importantes et une police vraiment grande. Du coup, les 450 pages se lisent très vite et la promesse « de nuits blanches » en perspective du 4ème de couverture se ramène plutôt à une petite nuit.

Et pour vraiment chercher la petite bête, les noms coréens semblent mal construits. Mais là, c’est pour pinailler.