Cuisine et Jardin

Ma trépidante vie de maman au foyer

La loi des Sames, de Lars Pettersson 28 octobre 2017

Filed under: Coin lecture — Grande Schtroumpfette @ 15:28

La loi des Sames de Lars Pettersson m’a permis de découvrir une région que je ne connais que très peu : celle peuplée par les Sames aux frontières de la Norvège, de la Suède, de la Finlande et de la Russie.

A travers une enquête menée suite à un viol, on apprend à connaître ce peuple traditionnellement éleveur de rennes et ses traditions. Et j’ai vraiment beaucoup apprécié.

A côté de cet aspect, j’ai trouvé que c’était également un très bon polar. Dommage que le bibliobus n’ait pas d’autres livres de cet auteur.

 

Journal d’un anti-héros, de Marcel Schmitt 27 octobre 2017

Filed under: Coin lecture — Grande Schtroumpfette @ 08:31

C’est le bibliothécaire qui m’a conseillé ce livre et j’ai bien fait de l’écouter : Journal d’un anti-héros de Marcel Schmitt est vraiment un livre à lire sur la Seconde Guerre mondiale.

J’ai trouvé le récit de cet Alsacien enrôlé de force dans la Wehrmacht durant la Deuxième Guerre extrêmement poignant. Marcel Schmitt a tenu un journal malgré l’interdiction qui en était faite.

Au départ, Marcel et deux de ses amis se rendent à la convocation pour être incorporés. Ils prennent cette obligation comme une aventure plutôt drôle. Jusqu’à ce qu’ils soient envoyés sur le front russe en plein hiver…

A partir de là, l’auteur découvre l’enfer et l’atrocité de la guerre, entre séjours au front, replis, évacuations et blessures. Malgré tout, Marcel Schmitt, grâce à son ange gardien très probablement, s’en sort relativement bien.

En arrivant à la dernière page, j’ai vu avec surprise que ce livre avait été édité au Locle, tout près de chez moi. Et ceci pour la bonne raison que Marcel Schmitt a émigré en Suisse peu après la guerre.

Cette édition suisse explique certainement en partie le manque de couverture médiatique, que ce livre mériterait pourtant à mon avis.

 

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, de Raphaëlle Giordano 26 octobre 2017

Filed under: Coin lecture — Grande Schtroumpfette @ 08:27

Avec Ta vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano, j’ai passé un bon moment à lire sur le développement personnel.

C’est bien de se faire rappeler certains principes, relativement de base, parfois pour mieux profiter de sa vie au lieu de subir.

Ce livre n’a pas été sans me faire penser à Dieu voyage toujours incognito de Laurent Gounelle que j’avais moyennement apprécié.

 

Plume fantôme, d’Isabel Wolff 25 octobre 2017

Filed under: Coin lecture — Grande Schtroumpfette @ 07:33

C’est la première fois que je lis Isabel Wolff en français.

Plume fantôme aborde un sujet moins léger que ceux généralement traités par Isabel Wolff et c’est une réussite.

Sous le prétexte d’une écrivain qui retranscrit la biographie d’une vieille dame, j’ai pu découvrir un pan de l’histoire que j’ignorais : l’invasion par les Japonais des Indes orientales néerlandaises (actuelle Indonésie) lors de la Seconde Guerre mondiale.

L’auteur s’est beaucoup documentée à voir la bibliographie citée en fin d’ouvrage. Notamment sur les camps d’internement pour Occidentaux dont les conditions n’avaient pas grand chose à envier aux divers camps européens.

J’ai rapidement été prise dans le récit et n’ai pu que difficilement interrompre ma lecture.

 

En voiture, Simone ! , d’Aurélie Valognes 24 octobre 2017

Filed under: Coin lecture — Grande Schtroumpfette @ 06:47

Pour passer un moment agréable avec une lecture divertissante sur fond de conflits entre beaux-parents et belles-filles, je recommande En voiture, Simone !

Aurélie Valognes nous fait rire en décrivant des situations familiales qui parleront certainement à plus d’un et sentent le vécu !

 

Eunoto – Les Noces de sang, de Nicolas Feuz 23 octobre 2017

Filed under: Coin lecture — Grande Schtroumpfette @ 13:25

Quand j’ai su que Nicolas Feuz sortait un nouveau livre la semaine dernière, je me suis arrangée pour aller en commissions où je savais que je le trouverais.

Je l’ai acheté mercredi, l’ai commencé jeudi soir, le temps de finir mon livre en cours, et terminé samedi matin.

J’ai encore une fois le même reproche à faire à cet auteur : j’en viendrais à regretter d’avoir des obligations familiales qui m’empêchent de lire d’une traite ce polar !

Ce roman se situe avant la Trilogie Masaï et après Emorata: Pour quelques grammes de chair, mais je pense que ce livre peut se lire indépendamment des autres.

En suivant les aventures de Michael Donner, inspecteur à Neuchâtel, Nicolas Feuz nous emmène cette fois-ci dans tous les cantons romands (même brièvement au Jura bernois, souvent oublié) sur les traces d’un tueur en série du même acabit que le tristement célèbre Sadique de Romont, malheureusement bien réel et connu dans la région. Mais ce criminel étant en prison, il est difficile d’expliquer que son ADN soit retrouvé sur les victimes…

Dans la lignée des autres livres, celui-ci est assez sanglant et glauque. Je me serais passée de certains détails. Mais en même temps, ce n’est pas pire, loin de là, que les séries policières telles que les Experts ou NCIS.

 

Le Roi Zibeline, de Jean-Christophe Rufin 22 octobre 2017

Filed under: Coin lecture — Grande Schtroumpfette @ 10:25

L’interview de Jean-Christophe Rufin à la radio m’a donné envie de lire son dernier roman : Le Roi Zibeline.

Pour en faire un résumé très succinct, ce livre est basé sur l’histoire véridique, mais incroyable, de Maurice Auguste Beniowski (1746-1786), hongrois de naissance, qui combat dans l’armée autrichienne avant de se faire capturer par les Russes. Il s’échappe du Kamtchatka où il est prisonnier avant de terminer roi de Madagascar et de demander conseil à un Benjamin Franklin vieillissant.

Le récit est bien entendu romancé, mais les faits sont authentiques. Le héros nous emmène dans un tour du monde de l’époque et on a l’impression qu’il a vécu plutôt 80 ans que 40.

C’est un livre qui se lit facilement et qui nous fait découvrir une période peut-être pas très connue.

 

La Révolution des Cierges, d’Olga Lossky 21 octobre 2017

Filed under: Coin lecture — Grande Schtroumpfette @ 22:24

J’ai beaucoup de retard dans les lectures que je voudrais partager, je vais essayer de m’y mettre un peu sérieusement avant d’oublier complètement de quoi parlait ces livres !

Je commence par La Révolution des Cierges d’Olga Lossky.

L’auteur nous fait vivre la révolution de 1917 à travers un moine qui peint des icônes dans son monastère et, parallèlement, le quotidien des ouvriers du village.

J’ai trouvé que c’était un point de vue très intéressant, et émouvant.

J’ai lu ce livre avant de partir en Russie, et ça m’a permis de voir d’un autre oeil les icônes. En effet, la technique de peinture est beaucoup décrite, sans que cela soit rébarbatif, et leur signification est également expliquée.

 

La Mort Nomade, de Ian Manook 9 septembre 2017

Filed under: Coin lecture — Grande Schtroumpfette @ 15:22

J’avais déjà lu Yeruldegger et Les Temps Sauvages, je n’ai donc pas résisté à la sortie du troisième livre de cette série écrite par Ian Manook : La Mort Nomade

Je me souviens avoir trouvé les deux premiers tomes, en particulier le premier, un peu trop violents. Alors soit je me suis fait au style, soit juste après « Les Bienveillantes » plus rien ne paraît brutal ou pervers, mais j’ai trouvé ce troisième opus tout à fait raisonnable en termes d’hémoglobine répandue.

On continue de suivre Yeruldegger, le flic mongol, qui est en fait un ex-flic maintenant, en retraite spirituelle dans sa yourte au fin fond de la steppe. Mais sa réputation le poursuit et il est bientôt rejoint par plusieurs personnes qui lui demandent de l’aide.

J’ai bien aimé retrouver cet univers si spécial même si l’intrigue de fond est un peu démoralisante quant à l’avenir de la planète…

 

Les Bienveillantes, de Jonathan Littell 8 septembre 2017

Filed under: Coin lecture — Grande Schtroumpfette @ 08:05

J’ai lu Les Bienveillantes de Jonathan Littell sur les conseils de mon beau-frère.

Tout d’abord, pour poser le décor rapidement : c’est un roman (ce qui est bien précisé sur la couverture) qui retrace le parcours d’un officier SS durant la Deuxième Guerre. Le livre est écrit à la première personne.

Et je suis très mitigée sur le fond… Je ne sais pas trop par où commencer.

Par contre, je suis catégorique sur la forme : il faut vraiment s’accrocher. L’édition que j’ai lue comporte près de 900 pages avec une police petite (ça n’est pas le problème) d’un texte extrêmement dense visuellement avec des paragraphes qui font plusieurs pages. Même les dialogues sont intégrés dans les pavés entre des guillemets sans retour à la ligne. J’aurais de loin préféré deux volumes et un texte plus aéré. Au moins, on en a pour notre argent et le papier n’est pas gaspillé…

Quant au contenu, je crois que ce qui m’a dérangée c’est que ce livre ressemble fortement à une autobiographie, tant par le choix de la première personne, que par les descriptions interminables de certains faits. Je regrette que l’auteur ne parle à aucun moment de ses sources (par ailleurs très complètes), ça aurait pu être fait en préface ou postface. Ce qui accentue mon malaise par rapport à mon sentiment d’avoir affaire à un usurpateur. Peut-être que cette sensation d’illégitimité de l’auteur a également été renforcée par certains passages plus ennuyeux à lire qu’un documentaire.

J’ai pourtant bien aimé le début, mais plus la lecture avançait, plus je me demandais ce qui me poussait à vouloir terminer ce roman.

Je ne parlerai même pas des 100 dernières pages qui ne sont finalement qu’une longue suite de fantasmes graveleux dont je n’ai pas bien compris l’utilité. D’autant que j’avais déjà été très bien servie par les nombreux passages relatifs à la part délinquante sexuelle du narrateur.

Quelques dates, de temps à autre dans le récit, n’auraient par ailleurs rien gâché pour comprendre un peu mieux le contexte.

Et j’ai trouvé les quelques mots d’allemand disséminés ci et là (hormis les grades et noms techniques) franchement déplacés, comme dans «la circulation des véhicules est verboten». Je ne vois pas ce que ça apporte et si on ne parle pas allemand, ça doit être énervant.

J’ai malgré tout apprécié certains points de vue développés par le narrateur ou ses interlocuteurs.

Par contre, je ne suis pas d’accord avec la comparaison qui est faite en quatrième de couverture avec Vie et Destin de Vassili Grossman. Les points communs se retrouvent dans l’épaisseur du livre et le sujet traité. Pour ma part, ça s’arrête là.

Après avoir emprunté le livre, j’ai vu qu’il avait reçu le Prix Goncourt et le Prix du Roman de l’Académie française. Décidément, ça confirme une fois encore que je n’apprécie pas les mêmes lectures que les professionnels de la branche…

Bref, un livre aussi lourd à lire sur le fond que sur la forme.